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L’odeur de la ville ne demande pas. Comme une gifle, il nous sécoue et imprégne tous, à l’improviste. La vie se niche aux coins des rues, dans les couloirs sombres de la métropolitaine, toujours oubliés, toujours souillés. Nous ne faisons que glisser le long des caniveaux comme de l’eau sale. Un chien marque son territoire éphémère, puis disparaît, laissant l’ombre de son absence. Nous aussi cherchons à marquer notre passage. Comme si nous avions besoin de délimiter notre parcours pour éviter toute pérdition. Les déchets bordent ainsi les rues de notre chemin. C’est avec un geste plein de grâce, celui d’une main qui laisse tomber un mouchoir blanchâtre, que nous écrivons notre abandon.
f.u.
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